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l évolution politique de lafrique entre 1960 1990

En bref, partout, « les sociétés africaines sont mises en demeure d’inventer les modes d’adaptation aux contraintes d’une crise durable65 ». Contentons-nous ici d’en exposer trois : la force, l’argent et le sens. Gazibo, Mamoudou. ), The Precarious Balance: State and Society in Africa, Boulder, Westview Press, 1988. Toute résistance ou rébellion des populations y fut presque toujours punie de façon violente, et cela se traduisit parfois par un génocide. En 1991, le Bénin et la Zambie font figure de pionniers dans ce mouvement général de déverrouillage démocratique. Le Ghana, par exemple, obtient son indépendance en 1957 sous la direction de Kwame Nkrumah, chef du parti majoritaire au parlement. « Depuis 1990, six cents élections présidentielles et législatives se sont tenues dans les 53 pays africains. 11Les auteurs ont toujours échoué à dresser une typologie uniforme des régimes politiques africains. L’année 1960 a été « l’année de l’Afrique » (sous-entendu : de l’Afrique noire) car elle a vu, au milieu de la surprise et de l’incrédulité des autres continents, 18 colonies de l’Europe accéder en quelques mois à la souveraineté et à la reconnaissance internationale en tant qu’États. On soigne l’image du pouvoir par ce qui apparaît comme une forme de socialisation secondaire destinée à créer ce que La Boétie ou Edelman ont déjà vu, à savoir une accoutumance de la population (ou des cibles, selon l’expression de Mbembé) à leur domination. Jean-François Médard fait des régimes sultaniques un type particulier de régime caractérisé par sa dimension sanglante, l’arbitraire du chef et, en conséquence, une absence totale d’institutionnalisation du pouvoir36. Le premier chef d'État du Tchad indépendant neutralisa rapidement les opposants en les éliminant politiquement sinon physiquement. Le rôle des militaires – et surtout du chef militaire au pouvoir – dans la vie politique africaine s’est accru au point qu’on ne peut pas vraiment ériger une catégorie « régime militaire » séparée. 33 Comi Toulabor, Le Ghana de J. J. Rawlings. Cependant, « le conflit indochinois (1947-1954) et surtout la guerre d’Algérie (1954-1962) persuadèrent le gouvernement de la nécessité d’éviter tout nouveau risque d’affrontement sanglant, et la conférence afro-asiatique de Bandoeng (1955), par laquelle les pays libérés se faisaient un devoir d’aider les peuples encore dépendants à accéder à la souveraineté, démontra l’inanité de la lutte contre le reflux anticolonialiste5 ». © 2021 Copyright RFI - Tous droits réservés. 18 Pierre-François Gonidec, Les systèmes politiques africains, 2e édition, Paris, LGDJ, 1978, p. 239. 42L’analyse en termes de néopatrimonialisme et des régimes qu’il structure constitue une vue de la politique en Afrique par le haut, c’est-à-dire une approche qui met en exergue l’Afrique des institutions, des élites et du pouvoir. 24Si l’on revient sur le critère de classification des régimes proposé par M. Bratton et N. Van de Walle, l’apartheid se caractérise par l’exclusion de la majorité de la population, notamment les Noirs – mais aussi les Métis et les Indiens –, des instances de participation et de concurrence politiques par la minorité raciale blanche. L'indépendance fut proclamée le 11 août 1960 par François Tombalbaye. En effet, d’une part, l’introduction du parti unique, la suppression de la séparation des pouvoirs et la mainmise sur l’ensemble de l’appareil étatique étaient présentées comme la meilleure façon de faire le développement. À l’accession à l’indépendance, les colonies britanniques étaient dotées d’un régime parlementaire et gouvernées par des premiers ministres élus. Nous laissons provisoirement de côté la question des militaires, car, nous le verrons, loin de constituer une catégorie de régime, les militaires sont présents dans la plupart des régimes de cette époque. Adresse : 3744 rue Jean-Brillant bureau 6310 QC, H3T 1P1 Montréal Canada. Maurice a connu la première alternance au pouvoir en Afrique à la suite d’élections en 1982 et au Botswana, le système peut être considéré comme une démocratie consolidée, car, bien qu’il n’y ait encore jamais eu d’alternance, les libertés sont respectées et le jeu électoral est transparent12. Du désordre comme instrument politique, Paris, Économica, 1999, p. 89. Pour autant, il est difficile d’établir des césures périodiques claires. (dir. En l’espace de quelques années, l’Afrique subsaharienne est divisée entre les puissances occidentales. Dans d’autres cas, en commençant par ceux du Congo et du Togo, les militaires font irruption pour prendre le pouvoir. (dir. Mais ces 10 dernières années, c’est l’enseignement supérieur privé qui a concentré l’essentiel de ce dynamisme. Parmi la panoplie de ressources coercitives utilisées dans les régimes africains de l’époque, les plus courantes sont l’usage de la violence et l’instrumentalisation de la justice. Nic Cheeseman confirme cette lecture et rappelle que les techniques coercitives telles que le travail obligatoire, la détention arbitraire et les châtiments corporels pratiqués par le colonisateur ont été largement maintenues sous les régimes autoritaires. Éditions Fondation Jean-Jaurès, 2020. 15Les régimes ci-dessous ont émergé à des périodes particulières de l’histoire postcoloniale africaine en réponse à des conjonctures particulières. ), Rébellions-révolutions au Zaïre, 1963-1965, Paris, L’Harmattan, 1987, p. 14. Croissance démographique rapide mais variée depuis 1960 Après 1950, l’Afrique au subsaharienne se peuple très rapidement, à des rythmes qui vont même croissant de 1950 à 1990 (2% à 2,8%), et se stabilise depuis à 2,7%. 8Au milieu des années 1940, la France entrevoyait différemment l’avenir de ses colonies. 27Chacun des régimes énumérés ci-dessus présente ses spécificités, mais trois grandes tendances de la politique africaine les traversent tous : un profond déficit de légitimité, une tendance à l’autoritarisme et la domination effective ou potentielle des militaires. Il s’agit, pour le pouvoir, « de produire un surcroît de prestige, de fiction et de magie56 ». 17 Jean-François Médard, « Autoritarismes et démocraties en Afrique noire », Politique africaine, no 43, octobre 1991, p. 94. 38Cette recherche de ressources persuasives comme complément aux ressources coercitives se manifeste en premier lieu par un culte de la personnalité comme on le voit dans ce commentaire du journal d’État camerounais au sujet d’une visite du président Paul Biya : Comblée. 2004. Dès 1988, Anyang Nyong’o évoque des révoltes populaires71 et, avant lui, dès le début des années 1980, la revue Politique africaine introduisait les thèmes du politique par le bas, de la dérision et des modes populaires d’action politique. Les élections de 1956 qui instaurent des gouvernements locaux constituent l’une des principales étapes vers le legs du modèle français aux futures ex-colonies. 30 Carlos M. Vilas, « Le populisme comme stratégie d’accumulation : l’Amérique latine », dans Le populisme en Amérique latine, p. 34. Trente ans après le retour de la démocratie à la faveur des Conférences nationales souveraines, l’Afrique se retrouve à un nouveau palier de son évolution politique. Pour ces raisons, et dans une perspective pédagogique qui prend quelques libertés avec les contraintes de la démarche typologique10, nous allons combiner les typologies en recourant librement tour à tour, selon le cas, au degré de concurrence, au style de leadership et à l’orientation idéologique. 28Le problème de la légitimité a été une donnée constante dans les régimes politiques africains et le demeure encore en dépit des efforts de démocratisation. Ce découpage nous permet, d’une part, de passer en revue les formes de pouvoir issues de l’enchevêtrement des logiques coloniales et endogènes dont nous avons parlé au chapitre 3 et, d’autre part, en préalable au chapitre 7, de faire l’état des lieux des contextes dans lesquels les tentatives de démocratisation ont été engagées dans les années 1990. Il est généralement utilisé pour caractériser les régimes d’Amérique latine29. Or, ils peuvent ne jamais l’être parce que les acteurs sont impuissants, ou ne conçoivent même pas une telle possibilité, comme dans le cas des paysans. « Rares sont les scrutins africains qui respectent les règles formelles de la démocratie électorale, se lamente Pierre Jacquemot dans son essai. Lacam, suivant en cela Robert Dahl, propose d’appliquer les notions d’accumulation et de restructuration empruntées au vocabulaire économique pour comprendre la manière dont les hommes politiques gèrent les ressources nécessaires pour acquérir et conserver le pouvoir. Ces mobilisations convoquées par des mouvements citoyens, réunissant les forces sociales, politiques et religieuses, font évoluer l’organisation de la vie politique, « en créant de nouvelles règles de jeu, en évinçant les dictateurs les plus violents et en élargissant le spectre des possibles », écrit Pierre Jacquemot. Depuis 1960, la plupart des régions du monde ont vu leur taux de fécondité baisser à un niveau moyen oscillant entre 1,7 et 2,8 enfants par femme. 54 Achille Mbembe, De la postcolonie, p. 162. 66 Voir entre autres Claude Lefort, L’invention démocratique : les limites de la domination totalitaire, Paris, Fayard, 1994 ; Hannah Arendt, La nature du totalitarisme, Paris, Payot, 1990. urbaines extrêmement hétérogènes. Le Sénégalais Senghor, tout comme l’Ivoirien Houphouët-Boigny ou encore le Guinéen Sékou Touré, avaient été, on s’en souvient, députés au Parlement français. Les racines de l’autoritarisme postcolonial. Ainsi, « les réformes politiques préconisées par [la conférence de 1944] de Brazzaville restèrent extrêmement limitées ». Ils distinguent deux sous-types de régimes de parti unique : les régimes administratifs-hégémoniques qui sont souvent le fait de chefs historiques comme Amadou Ahidjo au Cameroun ou de militaires reconvertis ; et les régimes de partis mobilisateurs – proches des régimes populistes ou des afro-marxismes – qui sont le fait de pères fondateurs ayant de grandes tendances socialistes comme Julius Nyerere en Tanzanie, Sékou Touré en Guinée ou Houari Boumedienne en Algérie15. Une équipe de France 2 revient sur le parcours des femmes en politique depuis leur droit de vote en 1945. Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque/établissement d’acquérir un ou plusieurs livres publié(s) sur OpenEdition Books.N'hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées :OpenEdition - Service Freemiumaccess@openedition.org22 rue John Maynard Keynes Bat. Les stratégies d’opposition, par contre, ne fuient pas l’affrontement avec l’État. L’Afrique revient de loin. En dehors de la catégorie des régimes pluralistes, les deux typologies mettent la plupart des autres États dans des types différents. 38, no 1, 1988, p. 27. De l’élection à la démocratie en Afrique (1960-2020), par Pierre Jacquemot. 12 Jean-François Médard, « Consolidation démocratique et changement des élites au Botswana : du parti dominant au bipartisme », dans Jean-Pascal Daloz (dir. Dans ces conditions, « la sorcellerie peut représenter des possibilités d’instrumentalisation de la tradition dans un cadre sociopolitique en cours de transformation58 ». POLITIQUE ÉTRANGÈRE I 621. C’est fort de cette expérience formatrice que les pères fondateurs des pays africains qui accédèrent à l’indépendance dans les années 1950-1960, commençant par la Tunisie en 1956 et le Ghana en 1957, adoptèrent comme cadre de leur vie politique le modèle démocratique occidental, avec ses élections ouvertes à tous les habitants ainsi qu’à la concurrence des partis. Dans les villes, l’économie informelle se développe rapidement et il se crée de grandes distorsions entre les logiques officielles des gouvernants et celles des citoyens. 37User de la force et de l’argent ne suffit cependant pas à maintenir la domination. Comme un verre grossissant, l’utilisation d’une telle perspective permet de mieux Accusant Kragbé de vouloir faire sécession, Houphouët-Boigny organise une répression farouche en pays bété. Elle concerne la fin des années 1970 et le début des années 1980, considérées comme « la décennie perdue » en raison du déclin de l’État durant cette période. Fréquentation certifiée par l'ACPM/OJD. 43En ce qui concerne l’État et les régimes autoritaires, les populations africaines ont très rapidement développé des phénomènes d’« escapisme », c’est-à-dire des stratégies destinées à échapper à l’ambition totalisante des pouvoirs. Les deux grandes puissances ont essayé de léguer leur modèle – Ve République et Westminster – à leurs anciennes colonies. La loi sur les terres des indigènes, qui a débouché sur la confiscation de plus de 80 % des terres par la minorité blanche (13 %) ; la loi sur l’interdiction des mariages mixtes ; la séparation dans les autobus, les stades de football, les villes et les plages sur des bases raciales ; l’introduction d’un passeport pour les Noirs voulant rester en ville ; tous ces aspects montrent le degré de violence symbolique d’un régime assis sur une base raciale extrêmement étroite si l’on pense à tous les militants blancs anti-apartheid ayant rejoint le congrès national africain et le parti communiste sud-africain. ), Politics and Society in Contemporary Africa, p. 140. Ce rapport édité par les chercheurs de The Economist Intelligence Unit (EIU) attire aussi l’attention sur les progrès réalisés au cours des dernières années dans le domaine de la démocratisation par des pays comme la Gambie, le Soudan et l’Éthiopie qui, hier encore, étaient plongés dans des dictatures les plus absolues. Or, il n'est guère possible de rien comprendre aux conflits africains d'aujourd'hui sans s'y référer. Le populisme se caractérise aussi par un nationalisme et la présence d’un leader central. Cela se traduit par l’abstention grandissante, une « fatigue de vote » pour citer Pierre Jacquemot, qui s’élève à 50% en moyenne depuis le début des années 2000. À ceux-là s’ajoutent des pays en cours de démocratisation et dont font partie pêle-mêle la Gambie, l’Éthiopie, le Nigeria, l’Algérie, le Maroc, le Kenya, la Zambie et Madagascar. On estime habituellement qu’elle aurait fait entre 4 000 et 6 000 morts69. 43 Pierre-François Gonidec, Les systèmes politiques africains, p. 222. 1 - Alors qu’au début des années 1990, l’Afrique se targuait d’avoir seulement trois démocraties sur les 53 pays que comptait alors le continent, aujourd’hui lorsqu’on croise les différents indicateurs de la maturité électorale et ceux de la maturité économique (Afrobaromètres, Freedom House, Mo Ibrahim, et Economist Intelligence Unit) on trouve pas moins d’une dizaine de pays qu’on pourrait qualifier de « démocraties matures » qui connaissent des alternances de partis au pouvoir, des élections libres et transparentes et un parlementarisme actif. France 2 France Télévisions. 10À partir de ce moment, sous une dominante autoritaire, les types de régimes se diversifient énormément. 48 Jean-Patrice Lacam, « Le politicien investisseur », p. 27. 53 C. Geertz, Bali, interprétation d’une culture, Paris, Gallimard, 1983 ; Étienne de la Boétie, Discours de la servitude volontaire, Paris, Flammarion, 1983 ; M. Edelman, Pièces et règles du jeu politique, Paris, Seuil, 1991. Du reste, les Soviétiques classaient le Bénin parmi les pays « à orientation socialiste », voire « qui se disent à orientation socialiste24 ». Dans les campagnes, on s’ajuste à un État dont on peut retirer des profits, mais qu’on ne contrôle pas. Par exemple, le Burkina Faso et le Ghana, classés dans la catégorie des régimes populistes, étaient tous deux dirigés par des militaires, T. Sankara et J. Rawlings. ), Marxist Regimes: Benin, The Congo, Burkina Faso, New York, Pinter Publishers, 1989. 3 – Last but not least, on constate une véritable aspiration populaire pour la démocratie en Afrique aujourd’hui. 2 - La pratique de la démocratie électorale est entrée dans les mœurs. La faculté d’accorder le pardon, et même de récompenser après avoir puni, fait partie de la stratégie destinée à forger l’image de marque du chef51. À ces types s’ajoute un quatrième, la revendication démocratique, que nous laissons de côté toutefois pour le chapitre 7. En 2013, on compte 2 430 100 étudiants, 8 fois plus qu’en 1960. 5 mars : décret présidentiel n° 3/1960 de Soekarno annonçant la dissolution du parlement indonésien [76]. La culture du chef, qui caractérise les sociétés africaines traditionnelles, est alors pointée du doigt par les observateurs pour expliquer pourquoi la culture démocratique a tardé à prendre racine dans le continent. Ils contrastent donc avec le caractère sanglant des sultanismes, tel celui de Macias Nguema en Guinée équatoriale. Ce favoritisme mène à ce que Médard appelle la « distribution particulariste », qui s’oppose à la distribution universaliste qui, elle, caractérise normalement un État moderne. Les leaders doivent donc penser constamment à élaborer des stratégies pour conserver le pouvoir. Les deux s’accordent pour reconnaître que la chefferie traditionnelle est une invention du colonisateur et que l’État prédateur postcolonial conçu comme un outil d’exploitation des ressources plutôt que comme un outil d’autonomisation des citoyens serait « l’héritier direct du projet autoritaire de la "mise en valeur coloniale" et du style de commandement de l’administration européenne de l’époque », selon Jean-François Bayart. La génération Museveni », dans Jean-Pascal Daloz (dir. La représentation sociale de l’Afrique 83 Le type d’approche proposé par Said3 apporte un éclairage intéressant afin de saisir et d’expliquer les rapports entre missionnaires et missionnés dans la première partie du xx e siècle. 4. This post is also available in: Anglais Allemand Italien Espagnol Néerlandais Portugais - du Portugal. L'évolution des femmes en politique. En revanche, les autoritarismes modérés, dont l’auteur dit qu’ils ont été les cas les plus fréquents, laissent une certaine marge à la société civile et recourent plus modérément à la violence. 65 Jean-Marc Ela, Innovations sociales et renaissance de l’Afrique noire : les défis du monde d’en-bas, Paris/Montréal, L’Harmattan, 1998, p. 145. 30En l’absence de légitimité, les régimes africains de cette période se caractérisaient aussi par une tendance à l’autoritarisme puisqu’en l’absence de règles acceptées, les dirigeants devaient user souvent de la force ; laquelle devenait une ressource en vue de se maintenir au pouvoir, comme nous le verrons plus bas. La troisième phase, enfin, est celle de la crise de l’État. Ces deux sous-types correspondent grosso modo à ceux de Bratton et Van de Walle, soit des régimes de parti unique compétitifs qui laissent une marge à la concurrence à l’intérieur du parti ; et les régimes de parti unique plébiscitaires, qui encouragent la participation, mais en la drainant au profit du chef16. L'élaboration et la gestion de la politique économique du gouvernement actuel ont été généralement positives. L’ampleur des répercussions provoquées par ces mobilisations populaires dans l’Afrique subsaharienne ne peut être sous-estimée. 6 Naomi Chazan et al., « State Institutions and the Organization of the Public Arena », dans Naomi Chazan et al., Politics and Society in Contemporary Africa, 3e édition, Boulder, Lynne Rienner, 1999, p. 43. A la sortie d'un bureau de vote à Niamey à l'occasion du scrutin présidentiel et parlementaire de février 2016, une Nigérienne montre fièrement sa carte d'électrice. 48La dérision politique (voir chapitre 2) est une manifestation de la manière dont le commun des Africains « participait » au politique clandestinement, à défaut de pouvoir le faire ouvertement en raison du contexte autoritaire de l’époque. 41Ces procédés ne sont pas spécifiques aux régimes africains, il convient de le souligner fortement, car ils sont aussi vieux que le pouvoir politique et se retrouvent en tout lieu et en tout temps. France 2. 22Le sultanisme désigne, dans la sociologie de Max Weber, tel qu’il est étudié au chapitre 3, un type de régime de domination patrimonial qui apparaît « à l’apogée du pouvoir du seigneur », lequel dispose, à titre personnel, de la direction administrative et militaire de l’État34. Jean-François Bayart note ainsi que « les situations de contrôle politique accentué, qui dominent en Afrique noire sous les formes des régimes de parti unique, des régimes dits “militaires” des dictatures civiles et des régimes ségrégationnistes n’évacuent jamais complètement l’intervention des groupes sociaux subordonnés67 ». RFI n'est pas responsable des contenus provenant de sites Internet externes. D’autre part, il faut échapper à la grande instabilité des régimes dans le temps et dans l’espace, puisque chaque pays peut connaître plusieurs régimes sur des périodes de temps relativement courtes. Cambridge University Press, 2015. Les possibilités d’expression politique, notamment les élections, sont réservées aux seuls Blancs, sachant que même ces derniers sont exclus, voire menacés dans leur vie s’ils contestent ou luttent pour l’égalité raciale. 4 Catherine Cocquery-Vidrovitch et Henri Moniot, L’Afrique noire de 1800 à nos jours, p. 122-123. Mais des avancées significatives eurent lieu, parmi lesquelles la fin des partis uniques dont le nombre chuta de 29 en 1989 à 3 en 1994. Martin, 2000, p. 269. Mais la persistance de pouvoirs autoritaires ou semi-autoritaires ainsi que le dernier coup de force au Mali montrent que ces évolutions restent fragiles. ), Sultanistic Regimes, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1998. Rousseau a déjà montré dans Du contrat social que « le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir ». Dans certains d’entre eux, les oppositions naissantes conduisirent des campagnes en faveur de réformes et permirent l’entrée en scène de nouveaux dirigeants, grâce à des élections pluralistes. La conférence avait nommément écarté « toute perspective de selfgovernement, même lointaine ». En témoigne l'évolution en dents de scie du Produit intérieur brut (PIB) par habitant en dollars constants: 1.112 USD en 1960, 1.531 en 1974, 1.166 en 1994 et 1.657 en 2018 (BM). Dans le sillage de ces recherches de vérité sur notre histoire nationale, une seconde opération était alors embrayée, tout aussi brûlante pour la Confédération: celle de l'étude des relations politiques et économiques de la Suisse avec l'Afrique du Sud durant l'apartheid, plus précisément entre 1945 et 1990. afrique du sud : quelques repères historiques du processus d’institutionnalisation et de démantèlement de l’apartheid1910 : Création de l’Union sud-africaine.1912 : Création du Parti nationaliste noir qui devient l’ANC en 1923.1913 : Adoption de la loi sur les terres des indigènes qui exproprie les Noirs ; 93 % des territoires de l’Union sont réservés aux Blancs qui constituent 13 % de la population.1948 : Arrivée au pouvoir du Parti national.1949 et 1950 : Loi sur la prohibition des mariages mixtes et loi sur l’ immoralité.1950 : Loi sur le recensement de la population et loi sur les zones tribales.1951 : Adoption de la loi sur les bantoustans et création ultérieure de bantoustans dont quatre dits « indépendants » : Bophutaswana, Ciskei, Transkei et Venda.1955 : Adoption de la Charte des libertés à l’initiative de l’ ANC.1960 : Émeutes de Sharpeville réprimées dans le sang. Sauf l’Afrique subsaharienne, qui est actuellement à peine sous les 5 enfants par femme. L’apartheid n’a été démantelé qu’en 1991 après la libération de Nelson Mandela, la suppression des lois « piliers » de l’apartheid et l’organisation des premières élections libres élargies à tous les groupes composant le pays. J. Lagroye ajoute en outre que la légitimité comprend en réalité quatre niveaux : la légitimité de la relation de pouvoir elle-même ; la légitimité accordée à l’appareil spécialisé exerçant la domination ; la légitimité des règles et procédures de prise et d’exercice du pouvoir ; la légitimité des individus qui exercent effectivement le pouvoir41. Au soixantième anniversaire du premier mouvement d’indépendances de l’Afrique, quel bilan peut-on établir de la démocratisation réelle du continent ? Enfin, il faut être attentif au fait que les régimes sont souvent mixtes, mêlant des logiques civiles et militaires ou puisant dans des registres idéologiques et de légitimation pluriels. OpenEdition est un portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales. Mais l’absence de profondeur de ce système face à l’héritage colonial autoritaire, ainsi que la faible socialisation démocratique des élites conduisent rapidement ces pays à sombrer l’un après l’autre dans l’autoritarisme. Celui-ci déplorait encore récemment que les dictateurs du continent soient mieux connus que ses démocrates, citant l’exemple d’un ancien chef d’État africain qui a dû lui-même appeler un taxi après la passation de pouvoirs ! Ce fut d'abord dans la colonie, où existait depuis assez longtemps une petite élite indigène, essentiellement wolof et aku (descendants des anciens esclaves libérés), que se développèrent les premiers …

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